Définition de REBELLER (SE)

DÉFINITIONS - REMARQUE - HISTORIQUE - ÉTYMOLOGIE -

Prononciation : re-bèl-lé

DÉFINITIONS

1
Devenir rebelle.
Je dois vous avertir en serviteur fidèle, Qu'en sa faveur déjà la ville se rebelle
Tenez, monsieur, son petit coeur projette En secret de se rebeller
de Florent Carton, sieur d'Ancourt, dit DANCOURT dans Enf. de Paris, III, 14
Sémantique : Fig.
Et faire avecque blâme Se rebeller mon âme Contre ma guérison
de François de MALHERBE dans V, 22
Si contre cet arrêt le siècle se rebelle, à la postérité d'abord il en appelle

REMARQUE

1
À propos des vers de Corneille, Voltaire remarque que se rebeller ne se dit plus, mais qu'il devrait se dire puisqu'on a rebelle et rébellion. Il se dit en effet, bien qu'un peu vieilli, et que se révolter prenne souvent sa place.

HISTORIQUE

1
XIe s.
Encontre mei reveleront li Saisne
dans Ch. de Rol. CCVI
2
XIIe s.
Pur quei as feit cunjureisun encuntre mei, tu e li fiz Ysai, e pain li dunas e la spée Goliath, pur reveler encunstre mei ?
dans Rois, p. 87
3
XIIIe s.
Comme cil dou coumun de nostre ville de Bruges se rebelassent encontre nous....
de TAILLIAR dans Recueil, p. 347
4
XIVe s.
En alant les frapoit et blessoit tellement, Que contre lui n'osoient reveler nullement ; Ains tous li plus hardis li disoit : Je me rent
dans Guesclin. 1437
5
XVIe s.
En toutes nos afflictions, nous ne pouvons sans iniquité murmurer ne rebeller
La chair, si elle n'estoit en ceste maniere reprimée, s'escarmoucheroit et se rebelleroit outre mesure
de Jean CALVIN dans ib. 728
S'il est permis au subject de se rebeller et armer contre son prince pour la deffense de la religion
de Michel de MONTAIGNE dans II, 143

ÉTYMOLOGIE

1
Lat. rebellare, de rebellis, rebelle.